La démocratisation des études supérieures a été un outil d’ascension sociale pour les classes populaires. Le diplôme reste un précieux sésame, sans toutefois corriger les inégalités structurelles.
La démocratisation des études supérieures a été un outil d’ascension sociale pour les classes populaires. Le diplôme reste un précieux sésame, sans toutefois corriger les inégalités structurelles.
Depuis le 5 mars, les golfes Persique et d’Oman sont classés « zones de guerre ». La fermeture du détroit d’Ormuz a bloqué plusieurs milliers de navires civils, dont une centaine de bâtiments français. Emmanuel Chalard, secrétaire général de la fédération CGT des Officiers de la marine marchande, revient sur la situation des marins à bord.
L'intelligence artificielle s'immisce progressivement dans nos environnements de travail, qu’on en ait conscience ou non, et cela a des répercussions sur notre santé mentale. Emmanuelle Brun, chercheuse à l'Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail fait le point sur ce que les scientifiques savent de cette relation ambiguë.
Qui gagne combien ? À question simple, réponse… complexe, tant les pratiques d’individualisation ont brouillé la notion de rémunération, en pénalisant particulièrement les femmes. Pour la sociologue Élise Penalva-Icher, cette opacité alimente aujourd’hui une forte demande de transparence salariale. Entretien.
En passant d’une conception individualisée à une approche plus collective de la rémunération, la directive européenne sur la transparence salariale offre une opportunité pour garantir davantage d’égalité. Qu’en retenir, alors que sa transposition est en préparation ? Entretien avec Nayla Glaise, présidente d’Eurocadres.
À l’ère de l’intelligence artificielle, l’alliance inédite entre puissances technologiques et discours populistes fragilise l’enseignement supérieur et remet en cause la valeur même des diplômes. La presse s’interroge : s’agit-il de préparer utilement l’avenir… ou de précipiter des reculs collectifs?
Près de la moitié des collectivités territoriales ont réduit leurs subventions à la culture en 2025. Au besoin invoqué de faire des économies s’ajoutent, de plus en plus ouvertement, des raisons idéologiques. Du côté des artistes, on cherche la parade, quitte à repenser les pratiques.
C’est par un courriel de leur PDG, fin 2025, que les salarié·es ont appris la restriction du télétravail de deux à un jour par semaine. Un signal inquiétant alors que le groupe, principale place boursière de la zone euro, est en train de se doter d’un comité européen d’entreprise.
L'intelligence artificielle (IA) est-elle une chance ou une malédiction pour le monde du travail ? Le sociologue Juan Sebastian Carbonell a tranché la question. Dans son livre « Un taylorisme augmenté, critique de l'intelligence artificielle » paru aux éditions Amsterdam, il assure que l'IA est un outil au service des directions pour asservir les travailleurs et travailleuses. Il décrit cette technologie comme une prolongation de la logique taylorienne contre les professionnels. Il s'explique.
Depuis les années 1980, les gouvernements successifs s’appliquent à réduire le « coût du travail » via des exonérations de cotisations salariales ou patronales. Dans son essai Toujours Moins !, Clément Carbonnier, professeur d’économie à l’université Paris-I Panthéon-Sorbonne, montre que ces dispositifs sont inefficaces pour créer des emplois et renforcent les inégalités. Balayant ainsi des idées reçues.
Durcir les conditions d’accès à la rupture conventionnelle renforcerait sa dimension « licenciement déguisé » et amenuiserait la liberté de choix des salariés. Les cadres en seraient les premières et premiers lésés.
Se concentrer sur son travail, faire une « pause » lessive, puis vaisselle ? C’est la journée assez représentative d’une cadre, dans une enquête qui confirme que le télétravail aggrave et invisibilise les inégalités femmes-hommes.