L’agenda culturel de mars 2026

Océan a écrit, mis en scène et interprète L’Infiltré, un spectacle dans lequel il interroge la masculinité et ses ambivalences, à partir de sa propre trajectoire de personne transgenre. 

Publié le : 16 · 03 · 2026

Temps de lecture : 2 min

Océan, auteur du spectacle « L’infiltré »

Lucie Rimey-Meille

Océan est tout à la fois comédien, réalisateur, humoriste et chroniqueur. À sa naissance le 19 mars 1977, son nom est Océane Michel. C’est en 2018 que, devenu Océan, il révèle publiquement sa transidentité. Il a notamment filmé les étapes de sa transition dans une websérie documentaire diffusée en 2019, qui connaîtra deux suites. Par le film, le one-man-show, voire par le clip, il ne cesse d’approfondir son autobiographie.

L’Infiltré, présenté aux Plateaux sauvages, à Paris 20e, est un solo en trois parties. Il s’ouvre comme une conférence sur le dimorphisme sexuel, qui a trait aux différences entre le mâle et la femelle de même espèce, en dehors de celles des organes sexuels. Océan interroge ensuite la masculinité et ses ambivalences. À la fin, il pose en ces termes la question de la transmission : comment alléger la relation de chacune et chacun au genre, quelle que soit son histoire et comment trouver du commun, quelle que soit sa trajectoire ? 

« Il est devenu vital pour moi de créer ce spectacle »

Océan, doté de l’intelligence vive de celui qui sait de quoi il retourne, déclare : « Au regard de mon parcours toujours situé entre réel et fiction, entre nécessité de produire des documents à forte dimension sociologique et mon besoin viscéral de création pure, d’imaginaire et d’humour, il est devenu vital pour moi de créer ce spectacle. » 

  • Du 9 au 20 mars aux Plateaux sauvages, 5, rue des Plâtrières Paris 20e. En tournée : Théâtre national de Strasbourg (du 25 mars au 1er avril) ; Halle aux Grains à Blois (9 et 10 avril) ; théâtre de la Croix-Rousse à Lyon (22 au 24 avril) ; MixT (anciennement Grand T) à Nantes (du 27 au 30 avril) ; théâtre Liberté à Toulon (du 5 au 7 mai).

Cinéma : « Les Filles », de Sumitra Peries (Sri Lanka) 

Première femme dans son pays à obtenir le statut de cinéaste, Sumitra Peries (1935-2023), surnommée « la poétesse du cinéma cinghalais », tourna en 1978 ce lumineux film en noir et blanc. C’est un chef-d’œuvre de tact, tissé autour de la condition de jeunes filles assujetties à une tradition étouffante. L’une, Kusum, chérit en secret et sans espoir son cousin, mais elle n’est que la fille d’une marchande de légumes, tandis que sa sœur cadette, elle, a l’audace de se faire élire reine de beauté…

Stéphane Harcourt

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