Anne Coutureau (compagnie Théâtre vivant) met en scène Les Beaux, une pièce écrite par Léonore Confino, lauréate du prix Sony Labou Tansi – du nom de ce grand auteur dramatique congolais (1947-1995) – pour deux pièces : Le Poisson belge et Le Village des sourds. Elle a aussi été nommée aux Molières pour Ring, Le Poisson belge, Le Village des sourds, L’Effet miroir et Les Beaux.
« Deux êtres plongés dans leurs gouffres intérieurs »
De quoi s’agit-il dans Les Beaux ? Qu’arrive-t-il à ce couple ? Anne Coutureau répond : « Ils jouent les forts, les vrais, et ne sont que deux êtres plongés dans leurs gouffres. Ils se font croire qu’ils portent beau, alors qu’ils sont effondrés intérieurement depuis longtemps […]. Le moment de rupture est chaotique, mais il laisse respirer l’amour fou qui les lie, malgré tout. » Et de conclure : « La pièce ouvre à la fois un champ d’aventure humaine, de profondeur émotionnelle, mais aussi de fantaisie, d’invention et de liberté. »
- Du 8 janvier au 12 mars 2026, les jeudis à 19 heures, au théâtre La Flèche, 66, rue de Charonne, à Paris 11e.
Cinéma : Une enfance allemande
Fatih Akim (Allemagne)
En 1945, sur l’île d’Amrun, au nord de l’Allemagne, loin de Berlin en ruines, le jeune Nanning (12 ans), rejeton de nazis fanatiques et membre des Jeunesses hitlériennes, vit la capitulation allemande et la fin de la guerre. Il va découvrir progressivement le passé criminel des siens, l’inhumanité du régime qui vient de s’effondrer et le poids d’infamie qui pèse sur lui à son corps défendant, jusqu’à se rapprocher de ceux, rares, qui n’adulaient pas Hitler. Un film de prise de conscience, dûment récompensé à Berlin et à Venise.
