Benjamin Dierstein réussit une vaste saga politico-policière dans la veine d’un James Ellroy, le portrait au noir d’une époque charnière, entre Françafrique, queue de comète du gauchisme, montée du grand banditisme, culte du fric et raison d’État.
Benjamin Dierstein réussit une vaste saga politico-policière dans la veine d’un James Ellroy, le portrait au noir d’une époque charnière, entre Françafrique, queue de comète du gauchisme, montée du grand banditisme, culte du fric et raison d’État.
La jeune résistante Claire a perdu son camarade et secret amour, mais fera perdurer leur couple à tout jamais dans des Mémoires imaginaires ; c’est le dernier roman de Timothée de Fombelle. Daniel Daniel Bourrion, lui, raconte un retour stérile dans le hameau des origines, dont on s’extirpe amer et soulagé, étonné de s’en « être tiré intact ».
Deux spécialistes de la littérature policière ont exploré, dans un livre bourré de révélations et de relectures détonnantes, le rôle crucial joué par les femmes dans la première période (1945-1977) d’une collection plutôt étiquetée « pour homme ».
Sorj Chalandon suit les pas d’un jeune marginal, Kells, dans les engagements des années 1970. Quant à Pierre Tartakowsky, il nous entraîne dans l’univers des poupées reborn, ces bébés en silicone aussi ultraréalistes qu’inquiétants.
Marie, une jeune fille assassinée. Une Marie-couche-toi-là, grincent les gens du cru. Marguerite, une gamine dépenaillée qui a tout vu. Marguerite la sans-cerveau, conspuée par les autres enfants. C’est dans la violence rurale, celle des commérages et des fossés de classe que nous entraîne Mathilde Beaussault, pour un premier roman à l’écriture remarquable.
Avec la sortie du livre de Jordan Bardella, de nombreux titres s’alertent de la mise au pas idéologique d’une maison d’édition centenaire. Tous – ou presque – se félicitent de la « clarification » qu’elle occasionne, en illustrant le rapprochement entre l’extrême droite et les milieux d’affaires.
La littérature peut-elle combler les absences et réparer les oublis ? Récompensés par les prix Goncourt et Médicis, « La Maison vide » de Laurent Mauvignier et « Kolkhoze » d’Emmanuel Carrère parviennent à relever le défi en questionnant les mémoires familiales et collectives.
Les amateurs de polars, comme les cinéphiles, vont pouvoir se délecter à la lecture de trois romans qui proposent une immersion au royaume du mensonge, de la trahison et de la malveillance.
Pour s’être vengée d’un violeur, Élisabeth Dubreuil doit fuir la Louisiane et rejoindre la jeune République d’Haïti, dont sa grand-mère était originaire. Yanick Lahens tisse son roman de magnifiques portraits de femmes rebelles, armées de silences et d’une commune détermination.
Des enfants et adolescents tentant d’échapper à une secte cachée dans la montagne ; une famille épouvantée dans un chalet perdu dans les bois… Avec ses deux premiers romans, Vera Buck emmène le polar aux confins du fantastique.
L’histoire sociale se nourrit de luttes emblématiques mais aussi de celles de « héros » et « héroïnes » du quotidien. Entretien avec Gilbert Garrel, président de l’IHS-CGT.
Rescapé des tranchées, opiomane au cœur brisé, l’inspecteur Varenne enquête sur un tueur en série dont la signature évoque le milieu des gueules cassées. L’année 1925 est poisseuse dans ce récit taillé au cordeau par Michaëla Watteaux.