Au théâtre de l’Atelier, de la musique avant toute chose

En mars, dix jours durant, l’illustre salle fondée par Charles Dullin offre au public une parenthèse sans fausses notes, avec une série de concerts placés sous le signe de la découverte et du partage.

Publié le : 16 · 03 · 2026

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Le 11 mars, la chanteuse Lubiana ouvre le bal. Autrice-compositrice-interprète, musicienne de kora (instrument à cordes originaire du Mali), elle mêle harmonieusement les sonorités de la pop à des mélodies ancestrales, assorties de réminiscences de musique classique. Du 12 au 14 mars, le groupe La Familia lui succède. Après bientôt 20 ans de carrière, ses membres proposent des spectacles musicaux sans frontières de style et de genre.

Cela va du geste performatif et musical de Romain Dubois, dans Una Bestia, jusqu’aux élégantes envolées mélodiques de Dom La Nena, compositrice, violoncelliste et chanteuse brésilienne. La chanson n’est pas oubliée, dans ses formes les plus poétiques ou des plus singulières, avec Amour colosse, de Babx, et Nosfell, spectacle de chants adelphiques – ce mot désignant les relations entre frères et sœurs. En outre, avec Cerise au pays de l’opéra, La Familia n’omet pas les tout-petits.

Deux musiciens entre acoustique et technologie

Enfin, les 17, 18, 19, 20 et 21 mars, ce sera le tour d’Arthur H et de Pierre Le Bourgeois, pour un somptueux duo piano-violoncelle. Arthur H est aux claviers, à la guitare, au chant, à la poésie, à la transe, tandis que Pierre Le Bourgeois, virtuose d’une totale liberté, peut successivement caresser tendrement le violoncelle et le malmener en de sauvages pulsions. Les deux musiciens, entre acoustique et technologie, se proposent de créer en direct une musique résolument créative, d’abord par le son acoustique ancien, classique, connu, répertorié, traité ensuite à l’infini, grâce aux nouvelles technologies. 

Pierre Le Bourgeois sample, boucle, triture, transforme. Arthur H modifie, ouvre, élargit. Tout se fait à vue dans l’instant, au fil d’un geste musical inouï, pour prouver que l’analogique, c’est le futur. 

Du 24 mars au 3 mai, à l’Atelier, le théâtre reprendra ses droits avec la mise en scène magistrale, par Jacques Ozinski, de la fameuse pièce de Samuel Beckett En attendant Godot, interprétée par un quatuor d’acteurs de haut vol : Denis Lavant, Jacques Bonnaffé, Aurélien Recoing et Jean-François Lapalus.

Stéphane Harcourt

Stéphane Harcourt

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