Polars
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Benjamin Dierstein réussit une vaste saga politico-policière dans la veine d’un James Ellroy, le portrait au noir d’une époque charnière, entre Françafrique, queue de comète du gauchisme, montée du grand banditisme, culte du fric et raison d’État.
Deux spécialistes de la littérature policière ont exploré, dans un livre bourré de révélations et de relectures détonnantes, le rôle crucial joué par les femmes dans la première période (1945-1977) d’une collection plutôt étiquetée « pour homme ».
Marie, une jeune fille assassinée. Une Marie-couche-toi-là, grincent les gens du cru. Marguerite, une gamine dépenaillée qui a tout vu. Marguerite la sans-cerveau, conspuée par les autres enfants. C’est dans la violence rurale, celle des commérages et des fossés de classe que nous entraîne Mathilde Beaussault, pour un premier roman à l’écriture remarquable.
Les amateurs de polars, comme les cinéphiles, vont pouvoir se délecter à la lecture de trois romans qui proposent une immersion au royaume du mensonge, de la trahison et de la malveillance.
Des enfants et adolescents tentant d’échapper à une secte cachée dans la montagne ; une famille épouvantée dans un chalet perdu dans les bois… Avec ses deux premiers romans, Vera Buck emmène le polar aux confins du fantastique.
Rescapé des tranchées, opiomane au cœur brisé, l’inspecteur Varenne enquête sur un tueur en série dont la signature évoque le milieu des gueules cassées. L’année 1925 est poisseuse dans ce récit taillé au cordeau par Michaëla Watteaux.
Se plonger dans l’histoire de la série noire ou embarquer pour un road trip le long du Rio Grande : au moment où la fascisme toque à la porte, c’est le moment de s’évader.
Sa mère fut victime de la terreur stalinienne de 1948 en Tchécoslovaquie. Comme des dizaines d’autres. Lui n’a rien oublié. Dieu pardonne, pas l’Homme au cœur troué. Les tortionnaires seront retrouvés. Avec ce thriller semi-fantastique, Petra Klabouchová ravive la mémoire enfouie du coup de Prague.
Des univers insulaires, enneigés, hostiles, des personnages fragiles et complexes, une critique sociale qui secoue le consensus social-démocrate… D’illustres aînés ont fait la réputation du polar scandinave dès les années 1960. Aujourd’hui, une nouvelle génération prend la relève.
