Boulevard Jourdan, on mise au printemps sur le cirque

Le Théâtre de la Cité internationale propose, du 19 mai au 6 juin, trois spectacles de haut vol, de la danse aérienne au mât chinois, en passant par les marionnettes et la corde lisse.

Publié le : 18 · 05 · 2026

Temps de lecture : 2 min

Inbal Ben Haim dans son spectacle Anitya. L’impermanence.

Loïc Nys. 

Frédérique Aït-Touati a été nommée, en 2025, directrice du Théâtre de la Cité internationale. Historienne des sciences et metteuse en scène, elle a en quelque sorte le profil idéal pour animer cette institution implantée au cœur d’une agglomération peuplée d’étudiantes et étudiants venus du monde entier. On doit en effet à Frédérique Aït Touati, passée par Normale Sup, Oxford et Cambridge, des ouvrages sur la théorie du vivant, l’écologie et le système Terre, ainsi que des réalisations théâtrales en lien avec ces sujets.

Avec Nathalie Vimeux, directrice déléguée, elle met ces temps-ci la dernière main au programme de la rentrée prochaine. Pour la saison actuelle, l’accent mis sur le cirque contemporain est dû à son prédécesseur, Marc Le Glatin. Du 19 au 21 mai, ce sera Faune, par Fanny Soriano (Cie Libertivore). Cette pièce célébrant la vie sauvage s’organise autour du cerf, de son corps, de ses bruits, de ses bois « transformés en agrès »,

Une poésie visuelle très singulière 

Ce sera ensuite Anitya. L’impermanence (28-30 mai) par Inal Ben Haim (voir illustration). Cette circassienne aérienne formée aux arts visuels mêle, dans ses créations, le cirque, le théâtre, la danse et l’improvisation aux arts plastiques, produisant une poésie visuelle très singulière : « De la gigantesque trame qui occupe le plateau et zèbre l’espace, il ne restera bientôt plus rien. »

Pour finir (2-6 juin), la Cie La Vispera présentera Fragments, un spectacle de Vinka Delgado et Diego Hernando. Dans ce « thriller de cirque », à l’aide d’un mât chinois, de masques et de marionnettes, on découvrira – non sans humour – le corps de la circassienne soumis à d’incessantes métamorphoses. Diego Hernando l’escorte en sons et lumières, de tout son savoir numérique et électronique.

Stéphane Harcourt

Pour aller plus loin :